Les nouveautés de la version 1.24

La 1.24 est l’une des plus grosses mises à jour de NavimetriX. Votre bateau a désormais un vrai livre de bord, exportable en PDF. Vos sorties se revivent avec la météo qu’il faisait ce jour-là et se partagent par un simple lien, même en direct depuis le large. Un barographe garde l’œil sur la pression, et ceux qui travaillent leurs performances trouveront un atelier complet pour les polaires et le choix des voiles. Tour d’horizon.
Le livre de bord
NavimetriX tient désormais votre journal de bord, et le fait sérieusement.
- Onze catégories d’entrées : observation, manœuvre de voiles, statut, moteur, incident technique, relève de quart, sécurité, bulletin météo reçu… Chaque entrée est horodatée et géolocalisée, saisie en navigation ou après coup pendant un rejeu.
- Des pictogrammes sur la trace : les événements du journal se voient directement sur la carte, à tous les niveaux de zoom.
- Positions périodiques automatiques : l’application déduit de la trace une ligne de position à la cadence de votre choix (horaire, 6 h, 12 h ou 24 h), avec un bilan de journée (distance, temps en mouvement, maxima, heures moteur).
- Homme à la mer : le bouton MOB, mais aussi la réception d’une balise MOB AIS, créent l’entrée de sécurité tout seuls, à la position d’activation, avec le MMSI de la balise.
- Rien ne disparaît en silence : toute modification ou suppression est archivée, et l’entrée corrigée porte la mention « Modifiée (rév. N) », dans son détail comme dans le PDF. C’est la rature lisible du livre de bord papier.

L’export PDF réglementaire
Un appui produit un PDF prêt à imprimer ou à archiver :
- Page de garde avec l’identité du navire (immatriculation, indicatif, port d’attache) et la fiche voyage & équipage, préremplie d’après la sortie précédente.
- La carte de votre parcours composée en fond de page, depuis le cache de cartes, donc y compris au mouillage sans connexion.
- Empreinte numérique SHA-256 au pied du document : le contenu est vérifiable.

Le journal suit votre compte : saisi sur la tablette, il est sur l’ordinateur en rentrant, sans aucun réglage à penser.
Pour tout savoir, voir la FAQ : Comment tenir le livre de bord d’une trace ?
Revivez vos navigations, avec la météo du jour
Le rejeu d’une sortie a été entièrement repris.
- La météo d’époque se retrouve toute seule : ouvrez le rejeu d’une navigation, et NavimetriX va chercher la météo réellement rencontrée. Isobares et barbules du jour au-dessus de votre trace, valeurs le long du trajet, au fil de la lecture. Une transat se revoit avec ses dépressions.
- Les cibles AIS croisées sont enregistrées avec la sortie et réapparaissent au rejeu, à leur place.
- Frise temporelle repensée : dépliable au doigt, cartouche de date au-dessus du curseur, courbes du journal sous la frise (deux séries superposées, barbules de vent, pluie en histogramme), passage en colonne en paysage téléphone.
- Vitesse de lecture liée au zoom : plus de paliers à choisir, la lecture s’adapte à ce que vous regardez. Les sauts dans le temps sont parcourus, pas téléportés.
- Le journal s’ouvre depuis le bandeau du rejeu : toucher une entrée y amène la lecture ; toucher la trace sur la carte déplace le temps.
- La sortie en cours de rejeu se repère dans la liste des traces, et vos réglages de lecture (suivi caméra, vitesse, habillages) sont mémorisés par trace et synchronisés entre vos appareils.
- La polaire du bord voyage avec la sortie : le cadran « Performance polaire » du rejeu dessine la courbe du bateau qui a navigué (cible et pourcentage compris), y compris chez le destinataire d’un lien ou d’un fichier
.nx, qui n’a pourtant rien configuré.


Pour tout savoir, voir la FAQ : Comment rejouer une trace (Replay) ?
Partagez une sortie par un simple lien
- Une navigation se partage désormais comme une page web : le destinataire clique, et NavimetriX s’ouvre dans son navigateur, sans compte ni installation. Il rejoue votre sortie avec les cadrans d’époque, les cibles AIS autour de vous et votre journal de bord.
- Et quand le bateau est en mer, le même lien passe EN DIRECT : position, cap et cadrans en temps réel, badge « EN DIRECT », retour au présent d’un geste après un détour dans le passé de la sortie. Vous décidez, sortie par sortie, si le direct est offert ; sinon, le lien ne s’ouvre qu’une fois la navigation terminée.
- La couleur de votre trace voyage avec le lien, la carte se cadre toute seule, et le viewer a été allégé de moitié : le lien s’ouvre vite.
- Le même lien se colle tel quel dans l’application native, pour un rejeu complet sur tablette.
- Sur iPhone, épinglez le lien à l’écran d’accueil (Partager → « Sur l’écran d’accueil ») : ouvert depuis son icône, il occupe tout l’écran, sans barres du navigateur.

Pour tout savoir, voir la FAQ : Comment partager une trace par un simple lien, en Replay ou en direct ?
NavimetriX complet dans votre navigateur
Le lien de partage n’est que la partie visible : toute l’application tourne désormais dans un navigateur, à l’adresse nav.navimetrix.com.
- Le même NavimetriX, sans rien installer : cartes, GRIB, routage, traces, journal de bord, rejeu. Ouvrez-le sur l’ordinateur du bureau, un Chromebook, un poste de prêt à la capitainerie ou le PC d’un équipier.
- Vos données vous suivent : connectez-vous avec votre compte NavimetriX, et vous retrouvez vos routes, vos traces, vos routages et vos réglages, exactement comme sur la tablette.
- Réservé aux abonnés : l’accès demande un abonnement en cours de validité sur le compte.
- Ce qu’il ne fait pas : les instruments du bord. Un navigateur ne peut pas se brancher sur la centrale NMEA. C’est l’outil de la préparation à terre et du débrief au retour, pas celui de la table à cartes en mer.
- Un navigateur récent suffit, Chrome ou Edge donnent les meilleurs résultats. Le premier routage télécharge le masque côtier, environ 150 Mo, une seule fois.
Vos traces, enfin rangées
- Des dossiers d’archives à votre main : créez « Régates 2026 », « Convoyages », ce que vous voulez, et rangez-y les sorties que vous ne voulez plus voir dans la liste courante. Une sortie archivée quitte la liste et la carte, et se désarchive d’un geste.
- Le classement suit votre compte : rangez votre saison sur l’ordinateur, elle est rangée sur la tablette.
- Le format
.nx: exportez une sortie complète dans un seul fichier (trace, journal de bord, données de rejeu, statistiques, réglages). Là où un GPX perd tout sauf les points, une sortie transmise en.nxreste nommée, annotée et rejouable chez son destinataire. Et une sortie importée rejoint votre compte : elle apparaît sur tous vos appareils, rejeu complet compris. Le GPX reste disponible pour les autres applications ; un dialogue vous propose le format au moment d’exporter. - Corbeille locale : toute suppression met le fichier de la trace de côté pendant 30 jours. Une fausse manœuvre redevient un simple réimport.
- Toutes vos sorties remontent au compte, y compris les anciennes et les GPX importés : la même liste, partout.
- Une navigation en cours sur un autre appareil du compte apparaît aussitôt dans la liste, avec le nom de l’appareil qui l’enregistre, et s’ouvre EN DIRECT : le bateau avance en temps réel sur la carte, cadrans vivants, comme si vous étiez à bord.

Pour tout savoir, voir les FAQ : Comment ranger mes traces : dossiers d’archives, format .nx et corbeille ?, Mes traces sont-elles synchronisées entre mes appareils ? et Comment afficher et régler la trace ?
L’atelier des polaires et le Sailchart
Un chantier complet pour ceux qui travaillent leurs performances.
- Éditeur de polaire en cinq vues : Courbes (zoomables, poignées au glisser), Coupe, Cibles (angles et VMG près/portant), Table (grille éditable avec échelle en %), et un onglet Bilan qui note votre polaire, liste les anomalies et vous amène d’un clic à l’endroit à corriger.
- Import ORC : saisissez un numéro de voile, un nom ou une classe. Les certificats s’affichent (équipage complet, double, sans spi), un appui importe la polaire.
- Export vers SailGrib, Adrena, Expedition, qtVlm et Weather4D depuis le menu de chaque polaire.
- Sailchart : quelle voile porter à quel vent et à quelle allure, dans un éditeur à la manière d’Adrena (les voiles se posent au pinceau, case par case, recouvrements hachurés, frontières de meilleur VMG), avec des jeux de voiles livrés, l’import d’un crossover Adrena Sailect, et la génération automatique d’un Sailchart à partir d’une polaire iPolar.
- « Voile perdue » : déchirez un spi, déclarez-le hors service, et l’application fabrique une polaire dégradée sans lui, sans toucher l’originale.




Routage et navigation
- Recalculer un routage : l’entrée « Recalculer » du menu d’un routage le relance avec la météo du jour. Les GRIB qui ont un run plus récent sont rafraîchis, un nouveau routage s’ajoute à côté de l’ancien, et son onglet « Entrées » montre ce qui a changé.
- Exportez et importez vos routages (fichier
.nxrouting) : un routage se transmet à un équipier, même sur un autre compte, et s’affiche tel quel, briefing IA compris. - Nouvelle tuile « Suivi de parcours » : pour chaque segment restant, quelle marque, à quelle distance, quel cap tenir une fois le courant corrigé, sous quel angle de vent, avec quelle voile, à quelle heure. La météo de chaque segment est lue à l’instant où vous y serez.
- Côté de la marque : un waypoint peut se laisser à bâbord ou à tribord. C’est une contrainte pour le routeur, et une consigne pour l’équipage.
- L’inventaire de voiles est figé avec chaque routage : changer de polaire ne réétiquette plus vos anciens calculs. Les segments se colorent par routage, par voile ou par vitesse.
- La mesure sur la carte dit maintenant, en plus de la distance et du cap, sous quel angle de vent ce cap serait couru et sous quelle voile : « 4,3 NM 219 T · 173 Td S2 ».
- Le briefing météo par IA (Premium) lit maintenant tout le routage : rafales, pression, couverture nuageuse et indice d’instabilité, segment par segment, là où il ne voyait que le vent. Il s’exporte en PDF, carte du parcours comprise, à envoyer à l’équipage ou à garder à bord.
- Routes au format RTZ : import et export des routes des ECDIS (norme IEC 61174), pour échanger une route avec la passerelle d’un navire professionnel.
- La route active est partagée entre vos appareils.
Météo : les archives à la demande, et la pluie prévue par IA
- Météo historique ECMWF à la demande (« Charger un GRIB historique » dans le menu +) : choisissez une zone et deux dates, jusqu’au jour même. Rentré au port, rejouez la journée que vous venez de faire avec la météo qu’elle a eue. Le dialogue annonce avant de lancer ce que la période coûtera (journées déjà prêtes, temps d’attente, maille retenue). Les archives demandées à la main se synchronisent entre vos appareils.
- La maille s’adapte à la zone, plus au poids du fichier : quart de degré en côtier, plus grossier sur une transat. Deux semaines de cabotage ne sont plus dégradées.
- Pluie et foudre prévues par IA : deux nouvelles couches européennes, fournies par WeatherNCo, prévoient la pluie 3 heures à l’avance au pas de 10 minutes (notre prévision par déplacement des échos s’arrête à 90 minutes), et la foudre à venir, là où les couches d’impacts ne montrent que les coups déjà tombés. De quoi voir arriver le grain avant de l’avoir sur le pont.
- Radar de pluie : nouveau composite européen OPERA. Espagne, Portugal, Royaume-Uni, Irlande, Benelux, Pologne, Baltique et Grèce sont couverts, là où l’écran était vide. L’Italie est rétablie, et la fraîcheur de toutes les sources est contrôlée quotidiennement.
- Sur mobile, le radar ne télécharge plus en arrière-plan : batterie et forfait préservés.
Marées et courants
- Le calcul des marées a été repris en profondeur. NavimetriX modélise désormais les ondes sexti-diurnes et les ondes d’eaux peu profondes, celles qui creusent la tenue du plein en Manche : plus de basse mer fantôme au milieu d’un plein tenu.
- Dix ports de plus, dont Ouistreham, Dives-sur-Mer, Trouville-Deauville et Honfleur en baie de Seine, et Ouistreham et Honfleur calculés comme ports principaux au lieu d’être rattachés à un voisin. Neuf ports sont recalculés sur les marégraphes du Shom, nettement plus justes en estuaire (Nantes, Cordemais, Rochefort…).
- Les zéros hydrographiques ont été revérifiés port par port : les hauteurs annoncées collent à l’annuaire officiel.
- La jauge de marée sur la carte apparaît sans qu’on ait à déplacer la carte, et le niveau qu’elle dessine correspond enfin au chiffre affiché. L’atlas de courant, lui, garde une heure de pleine mer de référence stable.
Instruments et données du bord
- Vos instruments sans passer en mode Navigation : au ponton, le vent et la profondeur s’affichent dès que la centrale parle, sans ouvrir de trace.
- Un vrai baromètre à bord, même sans centrale : le capteur de votre téléphone ou de votre tablette prend le relais quand aucun instrument n’envoie la pression. Il est échantillonné par rafales économes, et se cale d’un geste sur la pression des modèles météo à l’endroit où vous êtes. Le calage absorbe d’un coup le biais du capteur et la hauteur à laquelle il vit, et l’application vous prévient s’il a été mesuré à une autre altitude. La pression peut même être rediffusée en NMEA (XDR/MDA) vers les autres appareils du bord.
- Barographe : l’historique de pression sur dix jours, en tuile comme en grand cadran, avec alarme de chute de pression. Le grain se voit venir.
- Vent réel de la centrale : les trames MWV T / VWT / MWD s’utilisent désormais telles quelles, avec vos tables de correction, au lieu d’être recalculées, avec repli automatique si elles cessent.
- Vitesse de référence Surface | Fond : loch encrassé ? Basculez tous les calculs (vent réel, dérive, VMG, rendement polaire) sur la vitesse fond, d’un seul réglage.
- Des instruments jusqu’ici muets sont enfin lus : les centrales qui terminent leurs phrases par un simple retour chariot, les sondeurs dont la trame de profondeur porte un champ vide de trop. Sur macOS, la diffusion NMEA en réseau local n’est plus bloquée.
- Les satellites du GPS interne remplissent enfin les cadrans « Satellites en vue » et « Satellites utilisés », avec la légende des constellations sur l’anneau du cadran.
- Cockpit distant (Premium) : avec « Diffusion auto en navigation », le bord se met à diffuser dès que vous partez en navigation, et s’arrête à votre retour.
- Nouvelle tuile « Sailchart » : la vue polaire zoomée sur votre bateau, avec la trace des dernières minutes. On voit d’un coup d’œil si le vent monte et si l’on s’approche d’un changement de voile. La voile prescrite s’affiche aussi en tuile numérique, avec son code et sa couleur.
Et partout ailleurs
- Couleurs adaptées aux daltoniens : un réglage bascule toutes les couleurs qui portent un sens (bâbord et tribord, alertes, cibles AIS dangereuses, curseur du temps) sur une palette lisible par tous.
- Un menu « Général » dans les réglages regroupe la langue, le fuseau horaire, les unités, l’apparence, l’économie d’énergie et le bouton MOB.
- « Contacter le support » : décrivez le problème, le journal de l’application part tout seul, et votre e-mail porte un numéro de ticket. Plus besoin de chercher le fichier.
- Android : l’application s’installe désormais sur les tablettes Wi-Fi sans puce GPS, qui reçoivent la position du bord par NMEA.
- Dialogues repensés : utilisables au doigt, boutons qui s’empilent sur téléphone, contenu qui ne déborde plus.
- Autonomie mobile : frises, isobares et radar s’endorment quand l’application passe en arrière-plan ; l’application iOS redevient suspendable après une navigation.
- Mode nuit lisible : étiquettes des cibles AIS, carrés de sélection et panneau des données du bord passent au jaune.
- Mode économie d’énergie : le vent s’affiche en barbules et les courants en flèches, deux représentations bien moins coûteuses que les particules animées.
- Sur ordinateur : la fenêtre revient maximisée sans grandir un peu plus à chaque lancement, reste sur l’écran qui la porte, et le réglage d’échelle d’affichage survit à une mise en veille.
- Traductions français / anglais / allemand / espagnol pour toutes les nouveautés.
- Et une longue liste de corrections : POI qui réapparaissent, cadrage de carte retrouvé au démarrage, barbules qui ne disparaissent plus au zoom, frise nette sur les archives, isobares sans clignotement en rejeu…
Et pour finir : prenez de la hauteur
On vous doit une confession : pendant que les uns recalculaient les marées, quelqu’un ici a passé ses soirées à placer des étoiles.
- Un vrai ciel étoilé entoure désormais la Terre quand vous dézoomez jusqu’au bout : chaque étoile à sa position réelle, magnitude comprise, pas une poignée de pixels semés au hasard. Non, ça ne fera pas gagner un dixième de nœud.
- Un halo atmosphérique cerne la planète, comme on la voit depuis la Station spatiale. Le quart de nuit en moins.
- Les calottes polaires apparaissent en prenant de la hauteur, là où la projection les escamotait. Au cas où vous prépareriez le passage du Nord-Ouest.

C’est parfaitement inutile, donc rigoureusement indispensable. Ce soir, avant de fermer l’application, dézoomez un grand coup : les grandes traversées commencent toujours par regarder la Terre de loin.
Bon vent, et bonne découverte de la 1.24 !